Les poumons sont entourés d’une enveloppe qui se nomme
plèvre. Une plèvre est accolée aux poumons et l’autre portion de la plèvre est
accolée à la cage thoracique. Il y a un espace virtuel entre ces 2 plèvres. Un
pneumothorax se définit par la présence d’air entre ces 2 plèvres. L’origine du
pneumothorax spontané est le plus souvent liée à la présence de micro-kystes au
sommet des poumons. Ces anomalies de la structure seront asymptomatiques
jusqu’au moment de la rupture d’un de ces micro-kystes, ce qui permettra alors
le passage d’air dans l’espace entre les 2 plèvres.
Un pneumothorax peut entraîner de graves conséquences telles
que l’affaissement complet du poumon ou une compression des structures
cardio-vasculaires intrathoraciques. En plongée
sous-marine , un pneumothorax de petit volume peut devenir de volume beaucoup
plus important en raison de la loi de Boyle.
On se rappellera que cette loi stipule que pour tout gaz, le volume
varie de façon inversement proportionnellement à la pression ( P1XV1=P2XV2).
Ainsi, la petite quantité d’air dans l’espace pleural alors que le plongeur est
en profondeur subira une expansion volumique importante lors de la remontée.
Ceci pourra entraîner une détresse respiratoire importante, une hypotension (
choc) et même un arrêt cardiaque.
Une personne ayant déjà souffert d’un pneumothorax spontané
présente un risque élevé de récidive : environ 1 chance sur 3. Par
conséquent, la pratique de la plongée sous-marine ne peut être envisageable
chez un individu ayant déjà présenté un pneumothorax spontané.
Dr Dominique Buteau
Directeur médical
Centre de médecine de plongée du Québec
Last update on 2010-07-12 by Administrateur.